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Angers Pouvait-on le sauver de son suicide ?

0 12.05.2015 07:00
La veuve de Marc est défendue par Me Rouiller.

La veuve de Marc est défendue par Me Rouiller.

Photo Le Courrier de l'Ouest

Marc (1) avait 52 ans et tout pour aimer la vie : bon mari, bon père de trois enfants, une grande maison, une belle situation dans le conseil financier.

Pour sa famille le ciel est tombé lorsque Marc avait tenté, une première fois, de mettre fin à ses jours en se précipitant contre le mur d'enceinte d'une propriété à Sainte-Gemmes-sur-Loire, dans la nuit du 11 au 12 février 2010.

Marc avait été hospitalisé au CHU d'Angers, à l'unité d'hospitalisation Fiessinger où des lits sont réservés pour accueillir les suicidants.

Sa femme regrette de ne pas avoir réagi quand les médecins avaient accordé à son mari une permission de sortie pour la journée, deux semaines plus tard, le 1er mars 2010.

De retour à son domicile, il a suffi d'une seconde d'éloignement pour que Marc s'enfuit en voiture.

Des gendarmes alertés ont vu Marc mourir. Il est sorti de sa voiture. Il s'est précipité sous une auto. Il est mort sur le coup.

Cette triste histoire est actuellement sur le bureau du juge d'instruction d'Angers.

Car depuis le début, la famille de Marc estime que l'hôpital n'aurait pas dû le laisser sortir.

« Les médecins m'ont dit : c'est un échec, on s'est planté », a raconté la veuve de « Marc », dans le cabinet de son avocat Me Pascal Rouiller

Une plainte pour homicide involontaire déposée en 2010, plainte qui avait été classée sans suite par le procureur de la République d'Angers.

Une autre plainte a été déposée devant le juge d'instruction qui a ouvert une enquête. L'instruction s'appuie sur un rapport d'expertise en responsabilité médicale très accusateur pour l'hôpital d'Angers.

Rien n'indique à ce stade que le juge d'instruction conclura au renvoi du CHU d'Angers devant le tribunal correctionnel.

(1) Prénom d'emprunt

Témoignages dans Le Courrier de l'Ouest de mardi, à télécharger ici

 

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