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Angers Dans les coulisses d'une greffe de rein au CHU [photos et vidéos]

0 04.12.2014 12:00
Céline Blot est dirigée vers le bloc opératoire du CHU d'Angers. Sur son lit, la glacière bleue qui contient son nouveau rein.

Céline Blot est dirigée vers le bloc opératoire du CHU d'Angers. Sur son lit, la glacière bleue qui contient son nouveau rein.

Photo Le Courrier de l'Ouest - Josselin CLAIR

Une question de vie et de mort. Quand il s'agit de prélever des organes chez un défunt pour les greffer chez un malade, ce sont deux destins qui se croisent. C'est cet échange anonyme, gratuit et terriblement émouvant que Le Courrier de l'Ouest vous fait vivre.

Textes et vidéos : Anthony PASCO
Photos : Laurent COMBET et Josselin CLAIR 

 

Le 20 juillet dernier, Céline Blot, 26 ans, bouclait son premier triathlon pour sensibiliser l'opinion publique à l'importance du don d'organes.

Il y a quelques jours, cette jeune femme s'est vu attribuer ce qu'elle n'espérait plus : le rein d'un donneur anonyme, décédé quelques heures plus tôt.

Voici le récit en images et vidéos des longues heures qui ont changé sa vie

• 12 heures

Céline a été appelée dans la matinée par le CHU d'Angers. Une greffe de rein l'attend. Elle vient de subir son ultime dialyse avant l'opération. Depuis trois ans tous les deux jours, cette machine (à droite) filtre son sang pendant quatre heures à la place de ses reins défaillants.


• 16 heures


Céline est réconfortée par son père, sa meilleure amie et son frère avant l'intervention qui s'annonce imminente.


• 16 h 30

Le Professeur Jean-François Subra, chef du service de néphrologie du CHU d'Angers, informe sa patiente que l'intervention chirurgicale est finalement décalée au lendemain matin.


• 17 heures

Céline confie l'émotion qu'elle a ressentie après le coup de téléphone matinal l'informant d'une greffe dans les prochaines heures.

 

• 18 heures

Amélie (au centre), sa "copine de dyalise", l'a rejointe à l'hôpital. L'inquiétude se mêle à l'excitation.


• Le lendemain matin, 7 h 30

Céline n'a pas dormi de la nuit, ou si peu. Le chirurgien l'attend au bloc opératoire. Floriane, sa meilleure amie, tente de trouver les mots pour la rassurer.


• 8 h 30

Céline ne peut plus reculer. Elle est dirigée vers le bloc opératoire avec, posée sur son lit, la glacière bleue qui contient son nouveau rein.


• 9 h 10

Le greffon flotte dans son récipient, maintenu au froid dans une glacière. Il a été prélevé la veille sur un défunt resté anonyme. L'opération peut commencer.


• 9 h 30

La première phase de l'intervention consiste à préparer l'organe, sa veine et ses artères. Il sera ensuite introduit dans l'abdomen de Céline, au niveau de l'aine.

Une dizaine de soignants, dont le chirurgien et deux internes, sont réunis dans cette salle d'opération du bâtiment Larrey.

Pendant l'intervention, l'anesthésiste se préoccupe aussi de la disponibilité d'un lit en salle de réanimation où la patiente se réveillera.

Le greffon est positionné au niveau de l'aine. Le chirurgien a laissé en place, dans le dos, les deux reins défaillants.


• 48 heures plus tard

Le Professeur Jean Picquet vient au chevet de Céline en réanimation où elle a entamé sa convalescence. Elle est déjà débarrassée des séances de dialyse.


• 10 jours plus tard

La convalescence a été plus douloureuse que prévu pour Céline.

Des complications l’ont maintenue une semaine en réanimation au lieu de 48 heures. « Mes médicaments antirejet sont trop forts. Les médecins cherchent le bon dosage. J’ai aussi accumulé beaucoup de stress. J’ai pleuré tous les jours. Et je dors encore très mal. C’est comme une dépression post-opératoire », nous a-t-elle confié une dizaine de jours après l’intervention, depuis sa chambre, dans le service de néphrologie du CHU d'Angers.

Malgré ces soucis, elle ne reviendrait pour rien au monde en arrière, surtout depuis que la sonde urinaire lui a été retirée.

Pour la première fois depuis près de trois ans, elle a pu faire fonctionner sa vessie : « Ça fait bizarre. J’avais perdu l’habitude d’uriner naturellement. Je compte aussi toutes les dialyses que j’ai déjà évitées ! Je ne suis plus la même ».

La suite s’annonce radieuse, à commencer par les fêtes de Noël qu’elle passera en famille, sans régime alimentaire à respecter. Une raison de plus pour croquer la vie à pleine dents.

 

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