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Angers Bull racheté par le groupe Atos, sans "plan social prévu"

0 26.05.2014 16:49
Le site angevin de Bull est spécialisé dans les super-calculateurs.

Le site angevin de Bull est spécialisé dans les super-calculateurs.

Archives Le Courrier de l'Ouest - Josselin CLAIR

Le groupe Atos va racheter Bull, dont des unités de production (230 salariés) se trouvent à Angers où a été développé un super-calculateur, pour profiter de ses compétences en matière de cybersécurité et de traitement des gigantesques masses de données, écrivant ainsi le chapitre final de la saga autour de l'ex-champion tricolore de l'informatique.

Atos, fournisseur de services informatiques comptant parmi les leaders européens, a annoncé lundi le lancement d'une offre publique d'achat amicale sur Bull, afin de donner naissance "au numéro 1 du +cloud+ en Europe et l'un des principaux leaders dans la cybersécurité".

Ce projet de rapprochement est "très récent". "Nous ne recherchions pas particulièrement" de partenaire, a indiqué Pierre Barnabé, directeur général délégué de Bull. Mais "il est évident que les concentrations dans le secteur ont accéléré le mouvement". 

De son côté, le PDG d'Atos, Thierry Breton, a affirmé que les deux groupes discutaient "depuis plus d'un an pour voir comment se positionner ensemble". Des discussions dont aucune "opération extérieure" n'est venue perturber le rythme, selon lui, en allusion à la fusion annoncée des concurrents Steria et Sopra.

Atos avait fait part en avril de son fort intérêt pour Steria malgré l'état avancé des négociations avec Sopra. "Notre offre (sur Steria) continue à courir jusqu'a fin juin", a réitéré M. Breton lors d'une conférence de presse lundi, illustrant l'activisme tous azimuts de son groupe qui introduira en Bourse en juin sa filiale Worldline, spécialisée dans les services de paiement.

Issu du plan Calcul lancé par le général de Gaulle, Bull a connu une existence agitée, mais a néanmoins réussi à développer des compétences fortes dans les services, tout en conservant une petite activité sur certains créneaux très pointus comme les supercalculateurs et installations informatiques "durcies" pour les besoins des militaires et services de sécurité.

L'acquisition de Bull constitue "un relais de croissance très intéressant" pour Atos, relève Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities. Bull a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires stable de 1,26 milliard d'euros, mais son bénéfice net a été divisé par trois à 10,9 millions d'euros.

En France, "il n'y a pas de plan social prévu dans le cadre de cette concentration", a affirmé Pierre Barnabé.

Ce rapprochement aura toutefois un coût chiffré à 45 millions d'euros sur 24 mois.

L'opération a été bien accueillie par le marché, le titre d'Atos gagnant 5,52% à 63,82 euros vers 15H30, tandis que celui de Bull s'envolait pour s'aligner peu ou prou sur le prix offert (+21,70% à 4,88 euros).

 

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