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Angers Avocats « fouillés » : le patron de la police réagit

1 14.12.2016 18:36
Le commissaire-divisionnaire Francis Wetta.

Le commissaire-divisionnaire Francis Wetta.

Photo archives CO - Josselin CLAIR

« Je ne suis pas là pour polémiquer, j'ai d'autres choses plus importantes à faire » lâche d'emblée le commissaire-divisionnaire Francis Wetta, directeur départemental de la sécurité publique.

Dans une lettre ouverte adressée au patron de la police, Philippe Héry, bâtonnier des avocats d'Angers, s'indigne de l'obligation qui est faite aux avocats de présenter leurs sacoches professionnelles en entrant au commissariat d'Angers.

« Le bâtonnier se trompe, assure Francis Wetta. Il ne s'agit pas d'une fouille mais d'un examen visuel des sacs et bagages. On ne regarde pas les dossiers, le secret professionnel est respecté ».

Le patron de la police affirme que cette démarche s'inscrit dans le cadre de l'état d'urgence, qu'elle est « une mesure de protection des bâtiments publics, comme dans les centres commerciaux ou au stade », et qu'elle s'applique à tout le monde : « Les médecins ont droit au même traitement, les policiers venant de l'extérieur et les magistrats aussi. Le personnel tourne et il est difficile de connaître les 350 avocats angevins ».

Réaffirmant son refus de la polémique, le commissaire-divisionnaire assure qu'il n'y a pas de « défiance » envers les avocats et que ces contrôles sont « un acte de civisme ».

Il conteste également le fait d'être le seul commissariat de France où les avocats sont contrôlés : « Ça n'est pas vrai. À Nantes, au Mans, à Tours, ça fonctionne de la même manière, et il n'y a pas de polémique. Au Mans, les policiers n'ont même pas à demander aux avocats d'ouvrir leurs sacs, ils le font d'eux-même ».

Le commissaire confie également avoir vérifié auprès de commissariats plus lointains : « J'ai appelé à Bordeaux et à Toulouse, ils fonctionnent aussi comme ça ». Dans la Ville Rose, le contrôle d'un avocat aurait même conduit « à la découverte d'un poing américain » et donc « à la rédaction d'une procédure ».

Francis Wetta note enfin que les hôtels de police sont des lieux particulièrement sensibles : « Un commissariat a été attaqué en janvier à Paris. Les terroristes neutralisés récemment à Strasbourg et Marseille avaient ciblé des locaux de police. Et à Angers, nous avons eu pendant plusieurs mois des personnes radicalisées, assignées à résidence, qui venaient signer ».

Commentaires (1)

Ah! Ce petit monde des "notables" angevins...
michel langevin jeu, 15/12/2016 - 06:08

Il a raison M'sieur le Divisionnaire. En pleine période à hauts risques d'attentats, il me semble normal d'ouvrir sacs, serviettes, sacoches.... C'est ce que font tout un chacun Citoyens lambdas que nous sommes. Et sans rechigner. Alors s'il vous plait Mesdames Messieurs les avocats (tes) du barreau angevin, arrêtez de vous plaindre. Montrez l'exemple ! D'avance, merci!

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