Anesthésie générale : la mortalité a chuté de 90%

Etre opéré sous anesthésie générale, c’est vraiment de plus en plus sûr. La mortalité liée à cette dernière en effet, a diminué dans des proportions spectaculaires durant les 50 dernières années. En moyenne dans le monde, le risque de décès durant une anesthésie générale s’est réduit de… 90%. Ces résultats sont publiés par une équipe canadienne, qui a passé en revue 87 études prenant en compte au total, 21,4 millions d’anesthésies. Un constat très encourageant donc, malgré un retard marqué dans les pays en développement.

Au cours des 50 dernières années, le nombre d’interventions chirurgicales sous anesthésie générale n’a cessé d’augmenter partout dans le monde. Il s’agit d’opérations pratiquées alors que « le patient est artificiellement placé dans un état comparable au sommeil. Cet état est provoqué par l’injection intraveineuse de médicaments ou par la respiration de vapeurs anesthésiques. Cette méthode permet de supprimer la sensation de douleur ainsi que les réflexes moteurs du patient, afin d’autoriser la réalisation de l’acte chirurgical », peut-on lire sur le site de la clinique de l’Yvette, à Longjumeau. Au cours du temps, les opérations réalisées sous anesthésie générale se sont attaquées à des cas de plus en plus complexes, concernant donc des patients en situation de risque toujours plus grand. Le risque de mortalité pourtant, a continué de baisser.

Avant les années 1970, le taux de décès en cours d’anesthésie générale était estimé à 357 cas par million d’interventions. A partir des années 1990, ce chiffre est passé à 34 par million d’interventions. Les auteurs ont dressé un constat similaire concernant la mortalité durant les 48 heures suivant l’opération. En effet dans la même période, ce taux a chuté de 88% en moyenne dans le monde, passant de 10 603 décès pour un million d’interventions avant les années 1970 à 1 176 à partir des années 1990.

Pour de meilleures pratiques dans les pays en développement

« Cette tendance à la baisse est valable aussi bien dans les pays en développement que dans les pays riches. Pourtant, l’amélioration la plus flagrante concerne principalement les seconds » souligne Daniel Bainbridge, de la University of Western Ontario, principal auteur de l’étude.

Pour améliorer la situation dans les régions du monde les moins favorisées, les auteurs insistent sur l’importance des bonnes pratiques, pendant et après les opérations chirurgicales. Celles-ci sont déjà mises en œuvre dans les pays riches. En fin d’intervention notamment, le patient est conduit en salle de réveil ou en unité de soins post-anesthésie pour y bénéficier d’une surveillance étroite. Sa tension artérielle, son rythme cardiaque, sa respiration, ses réflexes sont observés. Les drains et autres sondes sont également sous contrôle de manière continue pendant plusieurs heures. « Une baisse de la mortalité suite à une anesthésie générale pourrait ainsi être obtenue dans tous les pays », concluent les auteurs.

 

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