Allégations santé : Lancôme épinglé aux Etats-Unis

« Booste l’activité des gènes », « stimule la régénération cellulaire » « inspiré des techniques de lifting des yeux »… Autant d’allégations qui viennent de valoir au groupe français L’Oréal un véritable « carton jaune », sous la forme d’une lettre d’avertissement de la Food and Drug Administration (FDA) américaine. Celle-ci en effet, s’insurge contre leur présence sur le site Internet de Lancôme USA. Ces allégations selon la FDA, « assimileraient ces cosmétiques à des médicaments ». Ce qui est interdit aux Etats-Unis… mais aussi dans de nombreux autres pays dont la France.

Quinze jours. C’est le délai accordé à Lancôme USA, filiale directe du groupe L’Oréal, pour mettre de l’ordre dans ses slogans. L’agence a notamment pointé les allégations « santé » de certaines crèmes antirides. Allégations émaillées de petites phrases suggérant des résultats potentiellement équivalents à ceux de véritables techniques chirurgicales ou autres approches thérapeutiques.

Différents cosmétiques tels que Génifique®, Absolue precious cell® et Rénergie® - sont particulièrement visés. Toutefois, la FDA invite Lancôme « à revoir entièrement son site Internet ». Interrogée par l’Agence de presse Destination Santé, la marque assure qu’elle « a eu connaissance de la lettre de la FDA et va répondre aux points règlementaires dans le délai imparti ».

Qu’en est-il en France ?

Sur la version française du site Lancôme s’affichent des slogans tout proches de ceux qui sont incriminés aux Etats-Unis. Ainsi la gamme Rénergie® serait-elle un « lifting cosmétique », alors que le soin Absolue precious cell® « reconstitue l’environnement des cellules ». Le produit Génifique® pour sa part, « relance l’activité des gènes » à en croire le fabricant...

Interrogé, le Bureau européen des Unions de Consommateurs (BEUC) réitère sa position officielle, dirigée contre toutes les marques : « Nous demandons que toutes les allégations soient justifiées par les entreprises ». Le BEUC se positionne également en faveur d’une « politique qui veille à ce que les allégations trompeuses ne puissent pas entrer sur le marché ». Pour sa part la Direction générale de la concurrence, de la consommation et la répression des fraudes (DGCCRF) en France, explique qu’elle « recherche des informations sur ce cas ». L’Oréal n’est donc pas inquiété pour le moment, en France. Affaire à suivre…

 

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