Alimentation : la résistance du sel…

Les Français consomment toujours trop de sel ! Et dans un avis rendu public ce vendredi, l’ANSES insiste une nouvelle fois sur l’importance de réduire la teneur en sel des aliments transformés. Il s’agit là d’un vrai problème de santé publique. L’excès de sel constitue un facteur de risque de maladies cardio-vasculaires, hypertension artérielle en tête.

« Entre 2003 et 2011, la baisse des apports en sel – chlorure de sodium - a été estimée entre 4% et 10% », explique l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES).

Aujourd’hui, même si la proportion de forts consommateurs de sel – plus de 12g/j, soit l’équivalent d’une cuillère à soupe - a diminué de 20% à 30% en 9 ans, la consommation moyenne en France reste trop élevée. Elle s’établit en effet à 8,7g/j chez les hommes et 6,7g/j chez les femmes. Pire, ces résultats ne prennent pas en compte les ajouts de sel de table et du sel de cuisson. C’est pourquoi l’ANSES évoque un niveau de consommation de 10g/j pour les hommes et 8g/j chez les femmes et les enfants.

Pour l’OMS, c’est 5 gramme de sel par jour !

Or le Programme national Nutrition Santé (PNNS) 2011-2015 a fixé comme objectif une consommation moyenne de 8 grammes de sel par jour pour les hommes, et 6,5 grammes pour les femmes et les enfants. « Cet objectif constitue une étape intermédiaire de celui qui a été fixé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Celle-ci recommande une consommation maximale de sel de 5g/j », indique l’ANSES.

L’excès de sel est aujourd’hui reconnu comme l'un des facteurs de risque d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires, ainsi que d’autres affections dont le cancer de l’estomac. Il parait donc essentiel à l’ANSES de mettre en place des actions complémentaires à celles déjà conduites visant à imposer une réduction des teneurs en sel des aliments transformés. L’Agence recommande également la poursuite des actions de communication mettant en avant la diversité alimentaire et une consommation raisonnable des aliments trop salés. Au premier rang desquels figurent les charcuteries, le fromage. Et rappelons qu’il existe des substituts au goût salé plus compatibles avec notre santé : poivre et épices par exemple.

 

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