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Affaire Laëtitia Tony Meilhon incrimine un "complice"

0 22.05.2013 18:07
Le meurtrier présumé de Laetitia Perrais en janvier 2011, Tony Meilhon, a surpris la cour d'assises de Loire-Atlantique.

Le meurtrier présumé de Laetitia Perrais en janvier 2011, Tony Meilhon, a surpris la cour d'assises de Loire-Atlantique.

Dessin AFP

Le meurtrier présumé de Laetitia Perrais en janvier 2011, Tony Meilhon, a surpris la cour d'assises de Loire-Atlantique mercredi lors de sa première déclaration en donnant une toute nouvelle version des faits et en incriminant un complice.

Alors qu'il est poursuivi pour avoir tué la jeune femme en l'étranglant et la poignardant après l'avoir percutée avec sa voiture, puis avoir démembré son corps retrouvé dans deux étangs, M. Meilhon, 33 ans, a indiqué vouloir "s'expliquer".

"Je reconnais avoir eu l'accident, avoir porté les coups de couteau, je ne reconnais pas avoir démembré le corps, je reconnais en avoir jeté les membres à Lavau, mais quant à l'étang de Brior (où a été découvert le tronc de la victime, ndlr) je n'en connaissais même pas l'existence", a-t-il déclaré.

"Je reconnais la relation sexuelle que nous avons eue et (qui était, ndlr) consentie", a-t-il ajouté.

M. Meilhon a indiqué avoir fait appel à un complice au lendemain de la mort de Laetitia, sans vouloir en révéler l'identité en dépit de l'insistance de la cour.

"Il y a quelqu'un d'autre que je ne mettrai pas en cause", a-t-il déclaré. "C'est moi qui ait fait appel à lui le matin des faits", a-t-il encore souligné. "J'ai pas fait appel à lui pour le dénoncer par la suite".

Selon cette nouvelle version des faits, ayant percuté accidentellement Laetitia Perrais alors qu'elle était en scooter et lui en voiture, Tony Meilhon, se disant persuadé qu'elle était déjà morte, l'aurait emmenée et enveloppée dans une bâche en plastique où elle serait alors morte d'asphyxie. Il lui aurait porté les coups de couteau après son décès pour faire croire à un crime.

Selon lui, il y a bien eu un étranglement de sa part sur Laetitia dans la soirée mais il n'était pas mortel, contrairement à ce qu'indiquent les résultats de l'autopsie.

Il a reconnu qu'au cours de ses interrogatoires depuis son interpellation le 20 janvier 2011, il avait "essayé de (se) faire passer pour fou" avec notamment "les chansons, les simulacres de tentatives de suicide devant les experts". "Il est difficile à porter, ce crime", a-t-il ajouté.

"Durant toute l'enquête, pendant toute l'instruction, devant les experts, les juges, j'ai menti je n'ai pas dit la vérité sur quasiment 80% des faits", a-t-il ajouté.

Il a reconnu avoir envoyé un SMS sur le portable de Laetitia après sa mort pour se "constituer un alibi".

Après avoir indiqué que son complice avait procédé au démembrement à sa place car il ne s'en sentait pas capable, M. Meilhon a ajouté: "On s'est partagé la tâche: il a pris le tronc, j'ai pris les membres et chacun est allé se débarrasser du corps à un endroit".

"J'en assume entièrement les conséquences Monsieur", a-t-il indiqué au président de la cour.

"Avec ce que j'ai lu dans le dossier, avec ce que j'ai vu, j'ai vu M. Perrais (père de Laetitia) à la télévision, vu la douleur des personnes (...) en voyant le mal que j'ai réalisé, fait, je me dois de dire la vérité", a-t-il ajouté.

"Je me dois pour la famille, les amis et aussi pour Laetitia", a-t-il ajouté.

AFP

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